Aller au contenu Aller à la recherche

Zoom sur la permanence de l’AFD 62 à la MIPPS : pour mieux vivre avec le diabète

Alline Dupied, présidente, et Henri Przyborowski.

Permanence le 2e jeudi du mois de 14h à 17h.

Vous êtes atteint de diabète ou l’un de vos proches est touché par la maladie ? Vous avez dans votre entourage familial des personnes diabétiques et vous vous posez des questions concernant votre santé ? N’hésitez pas à vous rendre à la permanence de l’AFD 62, Association Française des Diabétiques du Pas-de-Calais, chaque 2e jeudi du mois à la MIPPS. Six membres bénévoles de l’association se relaient pour tenir cette permanence. Objectif : informer et aider les personnes concernées à développer des compétences d’auto-soins et d’adaptation afin de vivre une vie la plus normale possible malgré les contraintes liées à la maladie.

L’entretien consiste d’abord en une écoute des attentes du patient. ‘’Très souvent, le diabète est synonyme d’isolement. Les patients ont besoin de rencontrer et  d’échanger avec des personnes qui ont l’expérience de la maladie’’. En tant que diabétiques eux-mêmes, les membres de l’AFD62 connaissent bien les problématiques vécues. Beaucoup, parmi les personnes atteintes de la maladie, sont inquiètes des possibles complications médicales : cécité, amputation des pieds, risques cardio-vasculaires, faiblesse rénale… Les bénévoles sont là pour expliquer, rassurer. Lorsque les questions concernent le traitement, ils orientent la personne vers un professionnel de santé. ‘’Le médecin s’occupe de la maladie d’un point de vue médical, pas de la vie quotidienne. Nous sommes là en complémentarité pour apporter des conseils qui facilitent la vie face aux complications liées à la maladie’’.

Les complications peuvent être sociales, avec un risque d’isolement. Dès l’école, l’enfant diabétique peut se sentir stigmatisé du fait des contraintes liées à son alimentation et à son traitement. De même, le patient adulte peut mal vivre sa ‘’différence’’ et refuser alors les invitations ou sorties au restaurant.
Les complications peuvent être d’ordre juridique. Le malade peut souffrir d’une discrimination au sein de la sphère professionnelle, rencontre des difficultés à contracter un prêt bancaire, doit renouveler son permis de conduire tous les 5 ans…
Enfin, pas toujours simple d’envisager des projets de vie, tels que de voyage ou des activités de loisirs dites ‘’à risques’’…

Autant de questions qui se posent et constituent des freins. Pour autant, rappellent les bénévoles de l’AFD 62, le patient diabétique ne doit pas renoncer à avoir une vie la plus normale possible. ‘’Beaucoup de choses simples peuvent être mises en œuvre qui facilitent la vie. D’abord respecter les 3 piliers essentiels que sont l’alimentation, l’activité physique et le traitement. Et puis toujours être à l’écoute de soi-même : le diabétique est son premier soignant. Enfin, il ne faut ne pas rester isolé, ne pas hésiter à se faire conseiller. Par exemple, en matière de prêt bancaire, il existe des conventions avec des assurances qui proposent des prix compétitifs et des garanties correctes.’’

La permanence constitue une aide pour avancer. Les patients qui souhaitent aller plus loin dans l’échange peuvent aussi intégrer des groupes de rencontres et de soutien animés par des patients experts de l’AFD 62.

AFD 62 : présidente, Aline Dupied, tél. 03 21 26 55 60 ou 06 72 46 13 18.

Les personnes souffrant de diabète peuvent également bénéficier d'un accompagnement individuel ou collectif avec l’association PREVART qui tient des permanences et ateliers à la MIPPS.

 

Le diabète, c'est quoi ? 

Le diabète est une maladie du pancréas qui entraîne une augmentation anormale du sucre dans le sang et l’apparition du sucre dans les urines. Il existe deux types de diabète. Le diabète de type I atteint surtout des personnes jeunes. Il nécessite un traitement quotidien par de l’insuline. Le diabète de type II (9 cas dur 10) atteint plutôt des personnes de plus de quarante ans en situation de surpoids. Il peut être traité par un régime et/ou des médicaments.
En France, 3 millions de personnes sont concernées et l'on estime à 500 000 personnes le nombre de diabétiques qui s’ignorent. Cette maladie ne présente souvent pas de symptômes visibles et évolue de façon insidieuse et silencieuse. On diagnostique trop souvent un cas de diabète après l’apparition des premières complications. Non soigné, le diabète peut en effet provoquer à plus ou moins long terme des lésions de différents organes. La plupart des complications liées au diabète peuvent être évitées ou retardées pour longtemps si le diabète est traité correctement.