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Moi(s) sans tabac : Cécile Chaussiez a tourné le dos à la cigarette

'' Le 31 octobre 2016, j’ai fumé ma dernière cigarette.'' Deux ans ont passé et Cécile Chaussiez n’a pas retouché au tabac. Aujourd’hui, à 38 ans, elle a tourné le dos à la cigarette au point qu’elle dit se sentir non fumeuse, pas ex-fumeuse. Son sevrage, elle l’a entamé à l’occasion de la première campagne du Moi(s) sans tabac dans le Bruaysis. ‘’Je me suis dit que sur un mois, je pouvais bien essayer d’arrêter’’. Et elle n’a jamais repris.

Pourtant, la cigarette occupait une place essentielle dans sa vie. Des parents fumeurs qui tenaient un café, une première cigarette à 15 ans pour faire ‘’comme les copains’’ et la voilà prise dans l’engrenage de l’addiction. ‘’Le matin, dès le lever, c’était café-clope. J’avais une bronchite du 1er janvier au 31 décembre’’. La clope au réveil, la clope dans les moments de stress, la clope pour les moments de plaisir, la clope par habitude… Ses trois grossesses l’incitent bien au sevrage, mais en vain. ‘’A ma première grossesse, j’ai arrêté la cigarette durant trois semaines et j’étais tellement stressée que ma tension est montée à 19. J’ai repris la cigarette.’’ D’autres tentatives, toutes au  moment des ‘’bonnes résolutions’’ du 1er janvier, seront vouées au même échec.

Et puis il y a eu l’annonce d’une campagne Moi(s) sans tabac dans le Bruaysis et l’idée d’arrêter qui a fait son chemin. ‘’Je ne supportais plus l’odeur du tabac sur moi, mes filles non plus. Je me suis préparée tout doucement. J’ai peu à peu réduit ma consommation, j’ai essayé la cigarette électronique. Je suis allée à la journée de sensibilisation organisée par la MIPPS à Cora, j’ai effectué un test de souffle, échangé avec les intervenants. Et le 31 octobre, j’ai fumé ma dernière cigarette.’’

Malgré l’inconfort des premiers mois, le manque, les nerfs parfois à fleur de peau, l’impact sur le sommeil et les kilos engrangés, Cécile tient bon. ‘’Cette fois j’étais prête dans ma tête et j’étais encouragée par mes filles.’’ Quelques mois plus tard, son mari, également fumeur, écrase lui aussi sa dernière clope.

Aujourd’hui, Cécile ne tousse plus, elle a retrouvé le goût, elle dit se sentir bien. Et cette non fumeuse n’hésite pas à se joindre aux fumeurs lors des pauses-clope, au travail ou en soirée, histoire ne pas se couper des autres.  En toute abstinence et en toute liberté.

Via le Moi(s) sans tabac, la MIPPS soutient les fumeurs qui engagent une démarche de sevrage ! N’hésitez pas à prendre rendez-vous durant le mois de novembre pour une consultation (il reste quelques créneaux), un bilan nutritionnel individuel ou une séance de coaching sportif . Contacter la MIPPS au 03 59 41 34 32.