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Fresnicourt-le-Dolmen

La commune de Fresnicourt-le-Dolmen est composée de trois hameaux : Fresnicourt, Verdrel et Olhain. Son appellation signifie "enclos où il y a des frênes".

Elle s'étend sur quelque 800 hectares dont plus de 300 de surface cultivée et plus de 400 hectares de surface boisée.

Le territoire de la commune est traversé par la Brette qui se jette dans La Lawe (confluent de la rivière de Beugin à Houdain).

Adhésion aux compétences du SIVOM

  • Maintien à domicile
  • Repas à domicile
  • Soins infirmiers à domicile
  • Forfaits soins courants
  • Action Santé
  • Petite Enfance

Carte d'identité

  • Maire : Dany Clairet
  • Adresse de la mairie : 58 rue du Bourg, 62150 Fresnicourt-le-Dolmen
  • Horaires de la mairie :  lundi et vendredi 14H-16h30, mercredi-mardi-vendredi : 9H-11H; annexe de Verdrel ouverte le lundi et le jeudi de 9H-10H30
  • Les numéros utiles : tél 03.21.27.91.76 / fax 03.21.02.95.80
  • Nombre d'habitants : 880
  • Infrastructures scolaires : école maternelle : 1, école primaire : 1
  • Associations : 9
  • Les liens utiles :

Olhain et son château

Olhain, dont les racines probables du nom proviendraient du saxon "Holz", qui signifie bois, et de "Haim" (habitation), a des origines anciennes (Ve siècle). Niché au creux du vallon de la Brette, affluent de la Lawe, Olhain a conservé son château en ses plans d'origine avec sa baille, ou basse-cour. Il nous parvient tout droit du Moyen-Age, comme un authentique exemple de château fort des plaines de l'Europe du Nord.

C'est vers 1200 que Hugues D'Olhain, capitaine croisé, armé chevalier au siège de Constantinople, a édifié cet ensemble défensif. Bien défendu par des douves en eau et 3 ponts-levis, il servira de refuge durant les périodes troublées des XIIIe et XIVe siècles. Puis le château évoluera en garnison aux XVe -XVIe et XVIIe siècles, et la basse-cour en ferme, au XVIIe siècle. On entre dans cette basse-cour par un porche en plein cintre frappé au millésime de 1830. Les murs extérieurs sont ceux de l'ancienne enceinte construite par Hugues d'Olhain.

Les sires d'Olhain se succédèrent durant les XIIIe et XIVe siècles, et Marie D'Ohlain, dernière du nom, avait épousé Jean De Nielles. Le château, en partie détruit et incendié durant la guerre de Cent Ans, fut restauré par leurs soins vers 1407 et équipé d'artillerie : dix bouches à feu. Jean De Nielles joua un rôle important auprès de Jean sans Peur, duc De Bourgogne, dont il fut le Grand Argentier, et ensuite, auprès du roi de France Charles VI.

La tour de guet, avec son escalier à vis de cent marches, est accolée au donjon. Au premier étage, se trouve la salle des Gardes voûtée en ogive. A la clef de voûte, le mouton, insigne de l'Ordre de la Toison d'Or, et le collier de l'Ordre de Saint-Michel. La grande cheminée est en grès.
Alix De Nielles épousa Jean De Récourt. Ce dernier périt le 24 octobre 1415, avec nombre de chevaliers français, à quelques lieues d'Olhain, à la bataille d'Azincourt. Alix épousera en secondes noces Jean De Berghes. Leur fils Pierre, chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or, prit part, avec Philippe Le Bon, duc De Bourgogne, au siège de Compiègne, où Jeanne d'Arc fut capturée par les Bourguignons.

En 1641, le château, occupé par les Espagnols, fut investi par surprise par un détachement de la garnison française d'Arras qui massacra tout ce qui s'y trouvait en armes.
Vers 1700, Louise De Berghes épousait le comte D'Artagnan, gouverneur d'Arras, (cousin du célèbre Mousquetaire du Roy). En 1710, le château fut investi à nouveau et occupé par les Hollandais au moment de la prise de Béthune par les Alliés contre la France. A l'intérieur de la tour sud, une chapelle fut aménagée vers 1840 par le duc Alphonse De Berghes Saint-Winoc, pair de France, et son épouse la princesse Gabrielle De Broglie. Elle contenait les reliques de sainte Constance, martyre romaine. Ces reliques se trouvent actuellement sous le maître-autel, en l'église de Fresnicourt.
Le dernier seigneur D'Olhain, Pierre Marie De Berghes, périt au cours d'un engagement de cavalerie durant la guerre de 1870.

A noter aussi, une croix de grès remarquable à la sortie du hameau vers Fresnicourt. (croix des chemins ou croix de limite du Chapitre d'Arras) mentionnée sur un plan terrier de Rebreuve en 1329 (origine inconnue).

Olhain, riche de son passé, s'est tourné vers l'avenir en donnant son nom à la base départementale de plein air et de loisirs, située sur le territoire de Maisnil-les-Ruitz,  et à son golf, sur les escarpements de la colline.

Le hameau de Fresnicourt

Au temps des Gallo-Romains, le territoire de Fresnicourt fait partie de la "Silvensus pagus", pays de forêts impénétrables et redoutées.

Puis cette contrée aurait été le site d'un curieux culte : celui de l"Arbre sacré". Toujours est-il qu'un arbre, le frêne, semble avoir donné son nom à la commune.

"Friscini Curtis" ou domaine entouré de frênes (enclos où il y a des frênes) à l'époque gallo-romaine.

De domaine rural gallo-romain, Fresnicourt devient, sous les Francs, une partie de l'Evêché d'Arras.

En 673, Vindicien, évêque de Cambrai, fait don de l'autel de Fresnicourt au chapitre d'Arras. Le pape Adrien IV confirme cette donation.

Fresnicourt a traversé les époques avec les heurs et les malheurs que connut l'Artois.

Il donne son nom à la commune en 1840 en englobant les hameaux de Olhain et de Verdrel.

Fresnicourt deviendra Fresnicourt-Le-Dolmen en 1925  : d'abord en raison de la présence sur le territoire d'un dolmen, mais aussi parce qu'il y avait confusion dans l'acheminement du courrier postal avec Frémicourt.

L'église Notre-Dame-de-la-Nativité

L'église Notre-Dame-de-la-Nativité, qui contiendrait les reliques de Sainte-Constance (provenant de la famille de Berghes d'Olhain), date de 1875-1879 (clocher réhaussé en 1875).

Elle a été reconstruite sur les bases de l'ancienne, mais dans un axe perpendiculairement opposé à la nef.

Le dolmen

Le dolmen : encore appelé "Table des Fées" ou même "Bise Pierre", vieux de plus de 4000 ans,  est l'unique rescapé d'un ensemble mégalithique gigantesque, malheureusement démantelé au XIXème siècle.

A l'origine, cet ensemble était constitué :

  • de 4 dolmens, disposés en losange, reliés entr'eux par des allées de pierres levées et formant, par ce fait, une enceinte sacrée ;
  • de 2 galgals (le 1er de 26 m de long sur 1,60 m de haut, le 2ème de 50 m de long sur 2 m de haut) qui délimitaient l'ensemble au Nord-Ouest.

Une question se pose : ce territoire était-il alors le centre d'une vaste forêt où les druides celtiques célébraient leurs mystérieuses fêtes ,ou l'élévation des dolmens était-elle le fait de populations antérieures à l'époque celte ? (Les Ménapiens)

La question demeure au vu du seul dolmen subsistant composé de 4 pierres brutes. La table a basculé malheureusement (la foudre ou la conséquence des manœuvres des carriers ?).

Le site porte encore les traces de l'exploitation des grès (plan incliné et quai de chargement en 1930 dans la prairie en face).

Lors de fouilles, exécutées autour du site, il a été touvé des pièces de monnaie de Comm, l'Atrébate, chef Gaulois contemporain de Vercingétorix. Ces pièces ont été déposées au musée d'Arras.

Le hameau de Verdrel

Le hameau de Verdrel tirerait son nom :

  • soit de son altitude (187 m à la Tour de Verdrel). A l'époque celte, "Ver" signifie supériorité.
  • soit de son boisement. Le nom de Verdrel proviendrait de Verdier, inspecteur des bois et forêts, ou encore de "Verdrerie", ancienne exploitation forestière" au XIIIe.

Officiellement, Verdrel est devenu hameau de la commune de Fresnicourt en 1840.

Protestants et catholiques vivaient au sein du même village. Verdrel possède un temple protestant construit au XIXe siècle grâce aux subsides des habitants (descendants des Huguenots des XVIIe et XVIIIe).

A noter qu'une chapelle Saint-Eloi, construite au XIIIe, a disparu, ainsi que l'Eglise reconstruite au XVIIe, également disparue.

La chapelle

Une chapelle, construite pendant la Seconde Guerre mondiale, nous plonge dans l'histoire récente de la dernière guerre et de ses réfugiés du Portel pour lesquels une cité entière (plus de 150 logements) a été édifiée en 1941/1942.

Marqué par l'exploitation forestière, le hameau de Verdrel l'est aussi par l'exploitation de grès dévoniens, de grès d'artois, de sable et aussi de silex. De nombreuses carrières y ont été ouvertes et exploitées jusqu'au début du XXe siècle et leurs traces, encore visibles, jalonnent ça et là les prés et les bois.

Pendant la Première Guerre mondiale, les cantonnements étaient nombreux à Verdrel, et un vestige remarquable (destiné à l'approvisionnement en eau) se dresse encore sur le haut du hameau, dans le bois, à quelques dizaines de mètres de la Maison forestière. Il s'agit d'un immense réservoir d'eau qui témoigne de l'importance des bases arrières du front de Lorette. Un autre vestige, point d'observation du front, fait face, sur la colline, à la plaine de Lens-Béthune : la Tour de Verdrel.